Rajesh Servansing : «Je serai utile à mon club»

Par Carline, le 28 Feb 2018 12:49

Cet ancien de la Barclays désire mettre ses compétences au service du Mauritius Turf Club (MTC). Âgé de 64 ans, et tout juste retraité, Rajesh Servansing avoue s’être mêlé pour la toute première fois aux élections au MTC d’aussi près. Qu’à cela ne tienne, il appelle à la confiance des membres du MTC en vue d’un renouveau à la tête du club. Son objectif est de mettre à contribution sa longue expérience dans les finances et l’audit au service du club.

Rajesh Servansing veut d’abord redonner aux courses ses lettres de noblesse. S’il concède qu’il s’agit d’une formule grandement empruntée ses dernières années, il promet de s’atteler à ce que les turfistes aient une meilleure opinion des courses.«Ce sera ma priorité si je suis élu», avance-t-il. D’autre part, il souhaite consacrer son éventuel mandat, en tant qu’administrateur, en faveur des membres du club, des entraîneurs, ainsi que des propriétaires. «Il n’y a pas de courses sans propriétaire. Je désire qu’ils soient mieux traités et qu’ils obtiennent un retour sur leurs investissements. Les membres apportent aussi leur pierre à l’édifice. Cela dit, il faut botter hors du club les brebis galeuses.

Chaque écurie devra s’assurer que leurs membres sont trustworthy. Il en va de même pour les entraîneurs. Le Licensing Committee devra être plus sévère lorsqu’il faudra délivrer le précieux sésame. Si on a raison de penser que quelqu’un n’agit pas dans l’intérêt des courses, il sera écarté», prévient M. Servansing. Fort de nombreuses années au service d’une banque commerciale, le candidat Rajesh Servansing  pense apporter «un plus» au niveau de l’audit et des finances. «J’ai commencé au plus bas de l’échelle avant de gravir les échelons. J’ai beaucoup tourné au sein des départements de la banque, ce qui m’a donné la possibilité de maîtriser les rouages du métier de banquier. Je serai utile à mon club dans ce domaine», a-t-il assuré.

La ligne de communication avec l’État, ainsi que tout les autres stake holders de l’industrie est également une de ses priorités. «Il nous fait une ligne directe avec l’État. Nous sommes des partenaires et non des rivaux. Je plaide aussi pour une communication constance et détaillée avec les membres du club. Ils doivent être au courant de ce qui se passe entre nos murs aussi souvent que possible», a argué le colistier de Denis Roger de Spéville. Le candidat Servansing, père de deux enfants, et domicilié à Phœnix, regrette la guerre des clans qui s’abat de tout son poids sur le MTC. Pour le principal intéressé, «l’unique motivation des administrateurs devrait être le bien du club». Il déplore notamment l’absence d’unité au sein du board, non sans appeler à un ton plus «conciliateur», une fois les élections terminées.

  • Fantastic Light Images