AFFAIRES MAXAMORE ET ASPARA : Le board d’appel réserve son jugement

Par Carline, le 23 Feb 2019 17:35

L’appel de l’entraîneur Gilbert Rousset de sa disqualification d’une année concernant le cheval Maxamore et d’une amende de Rs 100 000 pour Aspara a été entendu hier. Après quoi, le board a réservé son jugement.Gilbert Rousset avait, rappelons-le, été reconnu coupable en tant que responsable de ces deux chevaux qui avaient été testés positifs à un produit illicite, le stanozolol, après leurs réussites respectives lors des 7e et 9e journées en 2018. Lors de son intervention hier, Me Gavin Glover, qui défend les intérêts de l’entraîneur, a été catégorique.

Le board des commissaires est, selon ses dires, passé complètement à côté dans cette affaire. L’avocat a déclaré que les Racing Stewards sont arrivés à la conclusion que l’entraîneur était coupable de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour empêcher ces cas de dopage car il aurait dû, selon eux, installer des caméras de surveillance dans ses boxes. Or, explique l’avocat, le fait d’installer des caméras dans les boxes n’a jamais été requis dans les conditions d’obtenir une licence d’entraîneur. Il n’est également pas mentionné, selon l’avocat, dans les directives émises concernant la sécurité, que ces devices doivent être installés.

L’entraîneur a également produit les directions for racing 2019 où nulle part mention est faite que les entraîneurs doivent le faire. Il a souligné qu’à ce jour, seulement trois ou quatre entraîneurs ont installé des caméras dont certains qui ont eu des chevaux qui ont été tampered with. L’avocat a argué que mis à part l’installation des caméras, le board des commissaires de courses n’ont rien trouvé à réprocher à son client. «If there was any other measure he could have taken, it should have been put to Mr Rousset. It all boiled down to camera before the finding», a déclaré Me Gavin Glover. Pour l’homme de loi, il y avait des doutes que le cas de dopage de Maxamore aurait pu avoir été commis par le même palefrenier qui a avoué le cas d’Aspara. Cela aurait dû avoir été pris en considération par le board des commissaires de courses en ce qui concerne la sanction dans le cas de Maxamore.

Il a mis l’accent sur le fait que dans un domestic tribunal, c’est la «balance of probabilities» qui est prise en compte et non pas le concept de «beyond reasonable» comme c’est le cas dans une cour de justice. Du coup, selon le senior counsel, cela devait être pris en compte. Me Robin Ramburn, le président du board d’appel, a souligné que ce cas doit être traité avec beaucoup d’attention. «There is the livelihood of people at stake here. We should be very careful…» a-t-il déclaré. Me Rishi Pursem, l’avocat des commissaires de courses a, à un moment, tenté de démontré un mismanagement au sein de l’écurie Rousset.

Il a déclaré que le palefrenier n’aurait jamais dû être laissé «on his own» par l’assistant entraîneur Soodesh Seesurrun. Cela aurait pu éviter ce cas de tampering. Me Robin Ramburn devait noter que l’assistant-entraîneur Soodesh Seesurrun n’avait pas été questionné à ce sujet lors de l’enquête des commissaires de courses. «The stipes are paid for their job. We are not here to cure their jobs.» Il faut souligner que la transcription de l’enquête remise aux différentes parties dans cette affaire ne comportait pas certaines soumissions de Me Gavin Glover lors de l’enquête. Me Rishi Pursem devait déclarer qu’il a été informé par le MTC qu’un problème technique a fait que cette partie n’a pas été enregistrée. Cela n’a toutefois pas causé d’inconvénient car Me Gavin Glover a transmis une copie de ses soumissions en écrit. Le board ayant réservé son verdict, l’entraîneur Gilbert Rousset devra encore patienter pour connaître l’issue de cette sombre affaire.

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