Artax : Rs 150 000 d’amende infligées à Sewdyal

Par Carline, le 27 Feb 2019 11:11

Un moindre mal. C’est le moins que l’on puisse dire après que l’entraîneur Amar Sewydal a été sommé de payer une amende de Rs 150 000 concernant le cas positif d’Artax au stanozolol. Coupable sous le règlement 208 (a) (5), celle-ci prévoit une sanction obligatoire d’au moins 12 mois, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, chose que l’entraîneur a été en mesure de prouver.

Le Chef Stipe Stéphane de Chalain a fait comprendre que la Chambre se devait de prendre au sérieux le cas d’Artax. Cela, afin de donner un signal fort à toute l’industrie hippique. C’est en ce sens que la Chambre a trouvé Amar Sewdyal coupable d’une série d’omissions.

Il lui est notamment reproché de n’avoir pas installé des caméras de surveillance dans son yard au moment des faits. Les avocats d’Amar Sewdyal devaient expliquer, en guise de défense, que la Chambre n’a pu prouver avec certitude où le cheval a été tampered. Et donc, l’absence de caméras dans le yard de Sewdyal au Champ de Mars n’aurait, selon le point de vue de la défense, aucune incidence. Si ce point n’a pas été retenu, l’installation récente de caméras dans l’enceinte du yard Sewdyal a été notée.

Autre point d’omission : Amar Sewdyal n’avait pas jugé bon de se faire aider par un assistant. La pagaille autour de la réception du cheval Artax, le jour de son transfert du centre de Palma à Port- Louis, a été décriée. En effet, il s’avère que le chef palefrenier n’avait pas inspecté le cheval à sa venue. Amar Sewdyal a expliqué qu’il avait besoin de temps pour trouver quelqu’un avec de l’expérience et du sérieux. Il devait regretter le départ de son assistant basé à Floréal, en la personne de l’ex-entraîneur Philippe Henry.

Le cas du chef palefrenier, Vishal Chuckory, a aussi été mentionné. Ce dernier n’aurait jamais usé de son autorité pour mettre au pas les palefreniers. «He was not reliable», a-t-on compris. Selon la défense, il aurait minimisé le contact avec Artax à son arrivée à Port-Louis vu qu’il était physiquement intimidé par le palefrenier d’Artax, Gianny Zéphire. «Le chef palefrenier avait peur de cet ex-bouncer», a ajouté M. Sewdyal. Le manque de jugement autour du choix de son chef palefrenier a été critiqué par la Chambre.

«MITIGATING FACTORS» APPROUVÉS

Et pour finir, la bande à Stéphane de Chalain est d’avis qu’Amar Sewdyal aurait pu mettre en place des extra seals dans le box de ses chevaux. Plusieurs entraîneurs auraient déjà adopté ce procédé. Pour la Chambre, il ne fait aucun doute que l’entraîneur aurait pu mieux faire pour empêcher le cas positif d’Artax. «You fail to take reasonable measures…», a asséné John Zucal.

Reste que l’entraîneur a été en mesure de convaincre les commissaires que le règlement 208 ne devrait pas être appliqué à son full extent. Amar Sewdyal a, entre autres, avancé qu’il a un clean record au Champ de Mars, cela en 15 ans d’expérience à différents niveaux. Il a soutenu que le métier d’entraîneur est son seul gagne-pain. De plus : «de gros investissements ont été consentis cette année après le départ de gros propriétaires».

Les avocats ont mis en lumière plusieurs manquements en dehors du contrôle d’Amar Sewdyal. Ils ont d’abord tenté de montrer que le règlement 208 n’était pas un strict liability offence. Puis, il a été établi, après vérification auprès du club, que le dernier transfert d’Artax à Port-Louis s’est arrêté quelque part pour récupérer un autre coursier. «The horse could have been tampered at that time», a tenté Me. Dulloo. La défense est surtout revenue sur le fait que l’entraîneur a tout de suite informé le club qu’Artax avait une enflure au cou. Une déposition en ce sens avait été faite à la police peu après.

La défense devait même tenter un coup de poker en demandant aux commissaires de fournir une liste de reasonable measures concernant pareil cas. A cela, le Chef Stipe devait lancer : «Am I suppose to run their business too ?».

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