League Of Legends : Daby disqualifié douze mois

Par Carline, le 27 Feb 2019 11:15

Véritable coup de massue pour Preetam Daby dans l’affaire League Of Legends, deuxième cheval à être contrôlé positif au Human Recombinant Erythropoietin (EPO) sur le turf mauricien. A l’issue de l’enquête hier, l’entraîneur s’est vu infliger une disqualification de douze mois sous la règle 208 A (5). Preetam Daby compte faire appel de la sanction.

“It is a most serious matter which impacts negatively on racing”. C’est en ces termes que John Zucal, le président du board des Racing Stewards, s’est exprimé à l’énoncé du verdict hier après-midi. Car, selon les commissaires, Preetam Daby n’avait pas été en mesure de prouver qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les chevaux sous sa charge.

Lors de ses final submissions, Me Arasen Kallee, qui défend les intérêts de Preetam Daby dans cette affaire, a expliqué que son client prend très sérieusement le dopage, d’où la tenue de réunions sur une base régulière avec ses palefreniers pour les mettre en garde. L’homme de loi a également rappelé au board la proactivité de son client quand il avait appris le passé trouble d’un de ses anciens palefreniers. L’installation de caméras de surveillance par Preetam Daby, à ses propres frais, dans tous ses boxes, aussi bien à Port-Louis qu’à Floréal, témoigne, selon Me Kallee, de la volonté de son client de prévenir tout nouveau cas de tampering dans son yard.

La défense n’a pas manqué de relever, à nouveau, l’absence des images CCTV des 9, 10 et 11 juin dernier au moment de l’enquête, une situation qui est “very suspicious” pour Me Kallee. “They could have revealed whether Mr Daby had really been reckless in terms of security inside his yard”, a-t-il poursuivi. L’avocat avait même mis en doute la crédibilité de Coowar Damadarsing, le Chief Security Officer du Mauritius Turf Club, lors de son audition musclée.

«NO SPECIAL CIRCUMSTANCES»

Qu’aurait donc pu faire Preetam Daby pour empêcher ce cas de dopage au sein de son yard ? Pour les Racing Stewards, l’entraîneur aurait dû s’attacher les services d’un Stable Supervisor, voire d’un assistant pour l’aider dans le day-to-day running de son écurie au lieu de se fier à son chef palefrenier, vu son effectif étoffé. A ce titre, il serait bon de souligner que Preetam Daby a nommé Hacksaye Sookoo comme Stable Supervisor pour la saison 2019. Ce dernier n’est nul autre que l’employé du docteur Alexandre Espitalier-Noël, dont la liberté de mouvements au sein du yard de Preetam Daby avait interpellé les commissaires durant l’enquête.

Or, cette décision aurait dû être prise beaucoup plus tôt, selon les commissaires. Pour sa défense, l’entraîneur argua qu’il avait préféré évaluer le jeune homme avant de lui confier une telle responsabilité. “It’s not easy to get somebody for that kind of job. They are rather scarce on the market”, a précisé Me Kallee. L’installation de caméras de surveillance plus tôt demeure l’autre mesure principale que Preetam Daby aurait pû entreprendre pour prévenir tout cas de dopage dans son écurie, a souligné John Zucal. “The trainer is ultimately responsible for the running and security of his stable.”

Invité à soumettre ses mitigating factors, la défense a rappelé que Preetam Daby a consacré sa vie entière à l’industrie hippique et il peut même se targuer d’avoir un clean record, aussi bien en tant que jockey qu’en tant qu’entraîneur. “A fine will meet the end of justice”, a conclu Me Kallee avant que les commissaires ne délibèrent.

Ces derniers ont cependant été intransigeants lors du verdict. S’appuyant sur la règle 2018 A (6), ils ont infligé une sévère sanction à l’entraîneur, soit une disqualification de douze mois, pour n’avoir pas démontré qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses chevaux. “This case holds no special circumstances. The penalty must have a deterrent factor. A clear and strong message must be sent.”

A l’issue de l’enquête, Preetam Daby nous a fait part de sa décision de faire appel de cette sanction.

The Insider's Verdict
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