Preetam Daby écope d’une amende de Rs 150 000

Par Carline, le 14 May 2020 12:44

Un moindre mal, serait-on tenté de dire. Après une enquête de novo marathon qui a débuté le 6 décembre dernier, le board des commissaires présidé par la Stipe Julia Keevy a infligé, hier, une amende de Rs 150 000 à l’entraîneur Preetam Daby, qui avait écopé, rappelons-le, d’une disqualification de douze mois lors de la toute première enquête. La partie défenderesse ne compte cependant pas en rester là.

Ainsi, après onze séances étalées sur une période de cinq mois, le couperet est tombé pour l’entraîneur Preetam Daby, trouvé coupable sous le règlement 208 A (5) du Mauritius Turf Club (MTC), qui stipule que “when a sample taken at any time from a horse under the responsibility of a licensed trainer, after analysis is found to contain any illicit substance, the trainer and any other person in charge of such horse at the relevant time shall be found guilty of an offence and be liable to any of the penalties provided in Rule 11 (d), unless that person can prove to the satisfaction of the Racing Stewards that he had, at all times, taken all reasonable and permissible measures to prevent the administration of such illicit substance to the horse”.

«Finding of guilt»

A ce titre, il serait bon de souligner que les Rules Of Racing préconisent une disqualification d’un minimum de douze mois pour ce type d’infraction “unless there is a finding that a special circumstance exists whereupon the penalty may be reduced”. Dans ce cas précis, le board des Racing Stewards (RS) estime qu’une disqualification de douze mois serait “particularly harsh” vis-à-vis de Preetam Daby, dans la mesure où il avait pleinement coopéré au cours de l’enquête. De plus, c’était la toute première infraction de l’exjockey sous cette règle, lui qui ne disposait que d’une expérience de 16 mois seulement en tant qu’entraîneur au mo- ment des faits.

“The Board is of the view that the prevailing conditions of the horse racing industry in Mauritius due to the Covid-19 pandemic coupled with the long period of time that the horse had been found positive are serious factors that operate in favour of the Trainer for the nonapplication of the mandatory 12 month suspension and that a fine would meet the neds of justice in the particular circumstances of the matter”, peut-on ainsi lire dans le verdict des RS sur cette enquête, qui a tenu en haleine la communauté hippique depuis la dé- couverte de la positivité du coursier de l’écurie Daby à l’EPO en juin 2018.

La boucle est-elle enfin bouclée dans cette affaire ? Rien n’est moins sûr car la partie défenderesse ne compte pas se satisfaire de ce jugement. “Nous considérons que la décision de trouver M. Daby coupable sous la règle 208 A (5) est incorrecte car la raison évoquée par le board des commissaires, relative au règlement 45(2), est qu’il n’avait pas pris toutes les mesures nécessaires en engageant notamment un assistant. Or, il n’est aucunement fait mention d’une quel- conque obligation sous cette règle dans le contrat que l’entraîneur a signé. Nous ne comptons pas solliciter le board d’appel en ce qui concerne la sanction mais nous ferons appel du finding of guilt”, nous a ainsi déclaré Me Gavin Glover SC, le leading counsel de Preetam Daby.

The Insider's Verdict
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